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La quatrième "civilisation de la semaine" est celle des Chinois. La Chine est l'un des rares pays à avoir éclos sur les plans culturel et économique aux débuts de la civilisation humaine et a avoir perduré jusqu'à nos jours. Au cours de ses quelque 4000 ans d'histoire, elle a connu des invasions barbares (les Mongols), des tourmentes socio-économiques (le communisme), la menace d'obsolescence technologique (la Game Boy), mais sa persévérance et sa continuité demeurent inégalées.
Les historiens estiment que la première vraie dynastie chinoise fut celle des Xia (vers 2 200 av. J.-C.) Les Xia furent suivis par les Shang, sous le règne desquels fut développé le premier alphabet. Les Shang dirigèrent la Chine pendant 700 ans jusqu'à ce que, vers 1 100 av. J.-C., les Zhou prennent le pouvoir. La dynastie des Zhou fut la première de nombreuses dynasties chinoises à subir des invasions barbares, mais son règne vit également l'apparition de quelques grands esprits, notamment Confucius et Lao-Tseu, que vous connaissez probablement mieux comme l'auteur du best-seller de l'Antiquité, le "Tao-tö-king". La situation s'assombrit pendant plusieurs siècles durant les périodes dites des "Printemps et Automnes" et des "Royaumes combattants". C'est à cette époque qu'un brillant stratège du nom de Sun-Tzu jeta sur le papier de riz quelques notes en matière de tactique et de stratégie militaire qu'il regroupa sous le titre d'Art de la guerre.
Vers cette époque, l'un des empereurs chinois remarqua qu'il existait une série de murailles érigées en différents endroits et estima qu'il serait opportun de les relier. C'est ainsi que naquit la Grande Muraille de Chine. Entamée sous la forme de murailles plus petites dès le VIIe siècle av. J.-C., la Grande Muraille est le plus vaste chantier jamais entrepris par l'homme. Le projet fut plus ou moins "achevé" au XIVe siècle, sous la dynastie Ming (que l'on connaît mieux pour ses vases), mais la majeure partie des fondations de la grande muraille remontent au premier empereur de Chine, Qin (ou Chin) Shi Huangdi.
La période de chaos des "Royaumes combattants" s'acheva avec la réunification de la Chine par Qin en 221 av. J.-C. C'est durant son règne court mais très riche que fut bâti le premier grand palais impérial. Qin institua également une bureaucratie inflexible et autoritaire afin de faciliter la gestion du gigantesque empire chinois ; elle demeura en place pendant près de 2 000 ans. Ironiquement, l'habitude de Qin consistant à faire exécuter les soldats en retard à leur poste eut raison de lui, ce qui permit l'accession au pouvoir de la célèbre dynastie Han en 206 av. J.-C., suivie par la période des "Trois Royaumes" et quelques autres dynasties.
Vers 618, la dynastie Tang s'empara du trône et repoussa les frontières chinoises dans des régions de la Sibérie, de la Corée et du Viêtnam actuels. Les Tang furent suivis par les Song (960-1279), surtout connus pour avoir perdu la Chine au profit de Gengis Khan et de ses hordes mongoles au XIIe siècle. Les Mongols occupèrent la Chine pendant une centaine d'années, jusqu'à ce que leur manière de combattre se retourne contre eux et qu'ils soient déposés par des rebelles chinois en 1368. La dynastie Ming grimpa alors sur le trône, suivie de la dynastie Qing (Mandchoue) en 1644. Le règne de la dernière dynastie chinoise fut marqué (entre autres événements) par les guerres de l'opium, une politique fermement isolationniste, une corruption galopante et une institution informelle que l'on pourrait appeler le club de la "rébellion du mois".
A la fin de la dynastie Qing, l'impérialisme chinois avait usé tout son crédit et la population chinoise accueillit à bras ouverts le mouvement nationaliste qui, avec l'aide des Soviétiques et d'un groupe encore fragile de communistes chinois, entreprit de reprendre la Chine à la bande de seigneurs de la guerre qui s'étaient installés au nord du pays. Cette coopération entre nationalistes et communistes fut de courte durée. En 1933, Tchang Kaï-chek mena sa célèbre expédition vers le nord qui s'acheva par le massacre des communistes chinois à Shanghai. Dans les rangs de ceux qui parvinrent à s'échapper figurait un jeune militant communiste du nom de Mao-Zedong. Durant l'année suivante, Mao dirigea les communistes chinois au cours d'une marche difficile visant à échapper aux nationalistes, et qui les amena dans le nord-ouest du pays. Ce trajet prit le nom de "Longue Marche" et institua Mao à la tête des communistes chinois. Quatorze ans et une guerre mondiale plus tard, Mao déclara l'instauration de la république populaire de Chine. En 1966, Mao lança la désastreuse "Révolution culturelle", un mouvement de dix ans contre "toutes les valeurs traditionnelles" et les "éléments bourgeois" qui laissa le pays dans un désarroi aussi bien économique que politique et social. Après la mort de Mao en 1976, son ancien rival Deng Xiaoping prit le pouvoir et entama des réformes économiques destinées à rendre à la Chine son rang de puissance mondiale.
Dans Civilization III, les Chinois sont considérés comme une civilisation industrieuse et militariste ; ils commencent donc la partie en disposant de la maçonnerie et du code du guerrier et possèdent des bonus significatifs en matière de construction et d'actions militaires. Pour en savoir plus au sujet de ces bonus, consultez l'éclairage des développeurs sur les capacités spécifiques des civilisations.
La Chine est le premier pays au monde en termes de nombre de chevaux avec quelque 11 millions de têtes à l'intérieur de ses frontières. Lorsque l'invention que constituait l'étrier parvint en Chine, celle de cavalerie lourde la suivit de peu. Comme les Chinois eurent l'occasion de s'en rendre compte lors de l'invasion mongole du XIIe siècle, mieux vaut posséder une cavalerie lourde que d'en subir les assauts.
Les combattants à cheval sont une version améliorée des chevaliers. A l'instar de ces derniers, leur création nécessite du fer et des chevaux, mais ils possèdent des potentiels de défense et de mouvement accrus qui en font des unités de siège très efficaces ainsi que de bons défenseurs. Le surcroît de capacité de mouvement permet d'effectuer des frappes rapides et permet aux Chinois de réduire leur volume de forces dans la mesure où ces unités peuvent combler en peu de temps des positions en situation de faiblesse.
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Attaque |
Défense |
Mouvement |
| Chevaliers standard |
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3 |
2 |
| Combattants à cheval chinois |
4 |
4 |
3 |
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